La multiplication de familles recomposées produit un dommage collatéral là où on s’y attendait pas forcément : le statut et le moral des belles -mères. Le premier est difficile à institutionnaliser, le second est au plus bas. Et ce n’est pas anodin : plus de 500 000 femmes élèveraient aujourd’hui des enfants qui ne sont pas les leurs.
Il faut dire que la littérature ne les a pas vraiment aidées. Chacun se souvient en effet par exemple de la belle-mère de Blanche-Neige, dépeinte comme une véritable marâtre.
Entre être la nouvelle compagne du père, la mère de substitution, voire une copine si la différence d’âge est plus faible, pas facile de trouver une place aux côtés de la mère biologique parfois bienveillante, le plus souvent ennemie jurée. D’autant plus que les pères ont également bien du mal à intervenir dans la relation, préférant quand les choses s’enveniment laisser le mauvais rôle à leur compagne.
Qui un jour pourra mettre en musique la complainte des belles-mères ?





