La différence entre les hommes et les femmes – eh oui, ce n’est pas faire preuve de sexisme que de dire qu’il y en a une – n’en finit pas d’alimenter les conversations (voire les ragots ) de notre quotidien. Même si des représentantes du sexe dit faible ont fait la preuve de leur valeur et, depuis peu il est vrai à l’échelle de l’humanité, conquis un à un les bastions que l’on a crus pendant trop longtemps réservés aux hommes, leur position relative par rapport à celle du sexe dit fort est loin d’être acquise.
Je me souviens ainsi avec émotion de Anne Chopinet, parmi les 7 premières femmes à intégrer Polytechnique, entrée qui plus est major de sa promotion (un évènement presque planétaire), de la première Française à piloter un avion de chasse (le Figaro vient de le rappeler dans sa rubrique photo souvenir), de la première cosmonaute (ah que n’a-t-on jasé sur les relations sexuelles dans l’espace !). Si les femmes ont tant progressé, c’est qu’on leur a ouvert les portes des écoles et qu’on leur a permis d’accéder à la connaissance. Et c’est là qu’elles ont prouvé que les filles ont de bien meilleurs résultats scolaires que les garçons.
Forcément l’anatomie
Comment peut-on expliquer cette différence de performances entres les deux sexes ? Les neurologues (toujours des hommes ) ont tenté de trouver son origine dans la composition ou même la taille des cerveaux. Ainsi, l’aptitude au langage, qui serait une des caractéristiques de la femme, a un temps été imputée au fait que celles-ci mobilisaient leurs deux hémisphères cérébraux alors que les hommes peinaient à n’en utiliser qu’un seul. La neurobiologiste Catherine Vidal, dans un ouvrage concis et pertinent (Hommes, femmes, avons-nous le même cerveau ? éditions Le pommier) taille en pièces toutes ces théories affirmant que le balancier est au point mort : les capacités cérébrales ne seraient pas en cause.
Les sociologues se sont pliés au même exercice. Ils ont constaté que les filles adhéraient à des formes de socialisation qui leur donnaient une longueur d’avance à l’école alors que, dans le même temps, certains comportements belliqueux des garçons leur procuraient un déficit concurrentiel. Par ailleurs, les filles seraient conscientes très tôt que leur émancipation et leur liberté de choix passent par leur réussite scolaire, ce qui influe positivement sur leur comportement par rapport à l’institution scolaire.
Les choses ne sont pas gagnées pour autant. On n’a jamais vu, à ma connaissance, souligner dans un portrait consacré à un grand patron ses qualités plastiques ni son charme naturel. Ce que le portrait que le Monde a consacré récemment à Patricia Barbizet, présidente du conseil de surveillance du groupe PPR, mettait rapidement en avant en saluant son entrée dans le conseil d’administration de Total. Pour appuyer son propos, le rédacteur les mettait dans la bouche de Christophe de Margerie, le PDG. Pour faire meilleur poids sans doute





