Le 4 mars 2002, constatant l’évolution des modèles familiaux, le Parlement adoptait une loi destinée à poser le principe conjoint de l’autorité parentale, quel que soit le statut des parents (mariés, séparés, divorcés, pacsés ou concubins).
Le texte précise que « l’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant ». Le législateur installe aussi le principe de la coparentalité, affirmant « qu’il est dans l’intérêt de l’enfant qu’il soit élevé par ses deux parents ».
En cas de divorce ou de séparation, le choix du mode de garde des enfants est laissé à l’appréciation des parents s’ils réussissent à se mettre d’accord, ou décidé par le juge aux affaires familiales dans le cas contraire. Ainsi, la résidence habituelle de l’enfant peut être fixée chez la mère (le plus souvent), chez le père, ou en alternance chez l’un et l’autre.
Dix ans plus tard, partisans et adversaires de la garde alternée – minoritaire car 15 % seulement des enfants de divorcés résident chez leurs deux parents compte tenu des contraintes matérielles – s’écharpent toujours. Ses défenseurs estiment qu’elle n’est pas assez encouragée et ses détracteurs militent pour son interdiction aux moins de 6 ans.
Comme souvent, comparaison n’est pas raison. Tout dépend des conditions de la séparation. Quand elle est conflictuelle, les enfants deviennent un enjeu de pouvoir ; si elle est apaisée (ça existe), le mode de garde est consensuel et il peut évoluer en fonction de l’âge et des désirs des enfants.
Au nom de grands principes – aussi justes soient-ils –, il serait dommage de rayer d’un trait de plume une possibilité qui convient à certains enfants et à certains parents.







